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Transparence tarifaire
Umbrella pricing2020-09-25T10:11:16+02:00

CONCURRENCEDROIT EUROPÉENSanctions civiles

V. Prix de protection

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UPP (test) – EU2020-09-25T10:09:59+02:00

CONCURRENCEDROIT EUROPÉENConcentrations

Le test UPP (“upward pricing pressure”- pression à la hausse sur les prix) constitue l’un des tests quantitatifs utilisés par les autorités de concurrence pour réaliser une première évaluation du risque d’effet unilatéral susceptible de se produire à l’issue d’une concentration. Selon les lignes directrices concentrations, le test “UPP”consiste à prendre en considération les incitations de la nouvelle entité à augmenter ses prix du fait de l’internalisation des effets d’une hausse de prix sur les produits acquis à la suite de l’opération, mais aussi les incitations à la baisse des prix qui pourraient résulter des gains d’efficience générés par l’opération. Il s’agit d’analyser le signe de l’effet net : si ce dernier est positif, l’opération est susceptible de conduire à une hausse des prix ; si l’effet net est négatif, l’opération peut être considérée comme favorable aux consommateurs.

Dans la version la plus simple du test, c’est-à-dire dans le cas de la fusion de deux entreprises mono-produit A et B, les incitations nettes à augmenter le prix du produit A dépendent du signe de l’expression (pB-(1-E)cB)RDA/B-EcA, où cB et pB sont respectivement le coût marginal et le prix du produit B avant l’opération, cA est le coût marginal du produit A, RDA/B mesure le ratio de diversion de A vers B, c’est-à-dire la proportion des ventes perdues par A à la suite de la hausse du prix du produit A qui se reporte sur le produit B, et E correspond au “crédit”de gains d’efficience retenu par l’Autorité. Le postulat de cette dernière est que lorsque, à la suite d’une hausse de son prix, le produit A génère des ventes en moins, une fraction RDA/B de ces ventes se reporte sur le produit B, qui génère ainsi une marge pour la nouvelle entité. Puisque cette marge n’était pas internalisée par l’entreprise A avant l’opération, et qu’elle est après celle-ci plus élevée du fait de la prise en considération des gains d’efficacité qui abaissent le coût du produit B, la marge additionnelle créera une incitation à augmenter les prix du produit A. Cette incitation à la hausse peut toutefois être contrebalancée par le fait que, en raison des gains d’efficacité qui abaissent le coût du produit A et augmentent la marge sur ce produit, les ventes perdues sur le produit A sont plus coûteuses après l’opération.

De fait, le test “UPP”ne mesure pas l’amplitude de la hausse des prix possible, mais se limite à indiquer si une hausse des prix est à craindre ou non. Par ailleurs, s’il tient compte de gains d’efficacité, il ne s’agit pas d’estimer précisément des derniers mais seulement d’accorder un “crédit”et de vérifier, si malgré ce “crédit”, la concentration est susceptible de nuire aux consommateurs ou non. Surtout, le recours au test UPP permet de dépasser la seule analyse des parts de marché détenues par les parties à la concentration pour apprécier, de manière plus fine, la proximité entre leurs produits et par conséquent les risques de l’opération pour la concurrence.

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UPP (test) – FR2020-09-25T10:10:19+02:00

CONCURRENCEDROIT FRANÇAISConcentrations

Le test UPP (“upward pricing pressure”- pression à la hausse sur les prix) constitue l’un des tests quantitatifs utilisés par les autorités de concurrence pour réaliser une première évaluation du risque d’effet unilatéral susceptible de se produire à l’issue d’une concentration. Selon les lignes directrices concentrations, le test “UPP”consiste à prendre en considération les incitations de la nouvelle entité à augmenter ses prix du fait de l’internalisation des effets d’une hausse de prix sur les produits acquis à la suite de l’opération, mais aussi les incitations à la baisse des prix qui pourraient résulter des gains d’efficience générés par l’opération. Il s’agit d’analyser le signe de l’effet net : si ce dernier est positif, l’opération est susceptible de conduire à une hausse des prix ; si l’effet net est négatif, l’opération peut être considérée comme favorable aux consommateurs.

Dans la version la plus simple du test, c’est-à-dire dans le cas de la fusion de deux entreprises mono-produit A et B, les incitations nettes à augmenter le prix du produit A dépendent du signe de l’expression (pB-(1-E)cB)RDA/B-EcA, où cB et pB sont respectivement le coût marginal et le prix du produit B avant l’opération, cA est le coût marginal du produit A, RDA/B mesure le ratio de diversion de A vers B, c’est-à-dire la proportion des ventes perdues par A à la suite de la hausse du prix du produit A qui se reporte sur le produit B, et E correspond au “crédit”de gains d’efficience retenu par l’Autorité. Le postulat de cette dernière est que lorsque, à la suite d’une hausse de son prix, le produit A génère des ventes en moins, une fraction RDA/B de ces ventes se reporte sur le produit B, qui génère ainsi une marge pour la nouvelle entité. Puisque cette marge n’était pas internalisée par l’entreprise A avant l’opération, et qu’elle est après celle-ci plus élevée du fait de la prise en considération des gains d’efficacité qui abaissent le coût du produit B, la marge additionnelle créera une incitation à augmenter les prix du produit A. Cette incitation à la hausse peut toutefois être contrebalancée par le fait que, en raison des gains d’efficacité qui abaissent le coût du produit A et augmentent la marge sur ce produit, les ventes perdues sur le produit A sont plus coûteuses après l’opération.

De fait, le test “UPP”ne mesure pas l’amplitude de la hausse des prix possible, mais se limite à indiquer si une hausse des prix est à craindre ou non. Par ailleurs, s’il tient compte de gains d’efficacité, il ne s’agit pas d’estimer précisément des derniers mais seulement d’accorder un “crédit”et de vérifier, si malgré ce “crédit”, la concentration est susceptible de nuire aux consommateurs ou non. Surtout, le recours au test UPP permet de dépasser la seule analyse des parts de marché détenues par les parties à la concentration pour apprécier, de manière plus fine, la proximité entre leurs produits et par conséquent les risques de l’opération pour la concurrence.

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